31 août 2007
petit illustré de physique quantique
plouf pouffe ?
30 août 2007
Merci !
A propos de "La Chronique des Aigris", certains de vos commentaires me font dire qu'une explication rapide éclairerait peut-être...
[je pense notemment au commentaire de Nempeli]
Je suis parti de deux constats ; comme l'a dit Desproges, "on peut rire de tout mais pas avec tout le monde", et comme l'a dit Boltanski, 'pour parler à tous, il faut parler de soi'. Comprenez que pour toucher les gens dans leur propre histoire, leur propre quotidien, il faut se baser sur le sien. Même si la forme change, que l'on soit pitt bull ou caniche, le fond reste le même, ils mangent tous les deux des croquettes. Les désillusions d'une vie, à des échelles différentes, sont le lot de tous.
Avec "La Chronique des Aigris", j'essaie sur le ton d'une amertume exagérée et du second degré de faire partager les différents rôles que nous enfilons chaque jour (enfant, parent, ami, amoureux, employé...)tout en gardant ce qui fait notre individualité.
Se construire et devenir un adulte, c'est faire ses preuves en permanence, dans une société occidentale acide que l'on a connu plus douce ( à certains égards).
Les dessins de 'Léopoldine' se basent sur la même construction mais avec un autre médium.
Et je vous remercier de vos commentaires, encourageants ou constructifs, parfois les deux, bref je ne trouve plus mes mots, alors merci !
La Chronique des Aigris
Pour ceux qui ratent tout
Par celle qui rate tout, Hilde.
Quand j’avais quinze ans, je voulais faire un apprentissage dans l’artisanat d’art ; un BEP. Pour mes parents, un BEP est une contraction de ‘bête enfant à problème’, il était hors de question que leur fille n’ai pas le BAC (‘bon adulte cultivé’).
Il y a cinq ans, j’ai eu mon bac. Je suis la preuve vivante que le bac est un sésame obsolète, puisque je l’ai eu au rattrapage, avec les oraux, à plus ou moins huit de moyenne.
J’ai toujours eu un problème avec l’autorité. Sur les cinq mois de cours de l’année de terminale, j’ai du y aller un mois. Je n’allais qu’en philo et en arts. J’ai toujours du mal à situer Picasso et je n’ai toujours pas compris de quoi parlais Rousseau. Jusqu’à il y a peu, j’étais sûre que Sartre, c’était un genre de petit animal à fourrure, comme la martre.
Quand mes amis l’ont eu, le bac, leurs parents leurs ont offert le permis, une voiture, un voyage, bref, un cadeau conséquent qui marque la fin d’une époque. Les miens ont fait grillés trois merguez dans le jardin, comme chaque été, puisqu’il était tout à fait normal de passer son bac, encore plus de l’avoir. On m’a toujours dit que les études apportaient un bon métier, une sécurité financière, un avenir.
Alors ça a été les Beaux Arts.
Les parents, qui ne savaient pas où il envoyait leur fille, se sont enthousiasmés d’études très culturelles, et me voyait déjà, diplôme en main, décorer l’Opéra de Paris et conservateur au Louvre. Ils n’ont pas vu à l’inscription les options obligatoires « apéro » et « barbecue ».
Après cinq ans d’études, toujours pas de diplôme, et la lente prise de conscience d’un non-avenir, social & professionnel, et des parents frémissants à l’idée d’avoir leur fille étudiante et à charge jusqu’à quarante ans.
On dit souvent que les enfants sont ingrats ; c’est parce qu’ils prennent exemple sur leurs parents.
L’autre jour, ils m’ont dit, à propos d’un ami à moi qui avait fait un BEP jardins ;
« Tu as vu, Machin, il a ouvert son entreprise de jardinage, il gagne bien sa vie, ET il a ton age ! Il s’est bien débrouillé, LUI. »
Hop ! voilà une image qui pourrait devenir la prochaine "affiche" des nouvelles aventures de Lépolodine. Je mettrai en ligne les deux précédentes couv' très bientôt.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires, au cas ou je me fourvoierai dans un chemin sans issues pour mon petit personnage !
29 août 2007
Ou comment foutre en l'air des mois d'investigations amoureuses
28 août 2007
Les joies du couple
Parlons peu, parlons mal ?
L’Expérience Française
Voilà ce que j’ai raconté à mes amis :
Sur MSN j’ai croise des gadjo, on a chatté, ASV, F23TLN, H26LN, et ils m’ont file un plan pour une free, avec le phone. OK, je me suis ramené trankil avec le iench et des couilles à moi. On s’est calé près d’un cametar dans le pré, et là des cailleras déchirés ont voulu nous refourgue du MD, du LSD, de la coco, et des barrettes mal servies. Ils se tapaient des tronches de SDF avec AAH, on les tèche, CQFD, on a tisé jusqu’à la fin, calés, on est rentré à la zon KO.
(NDLR : Ce texte est écrit sans faute d’orthographe.)
Et voici ce que j’ai raconté à ma mère.
Sur Windows Live Messenger, j’ai rencontré des jeunes hommes, nous avons fait connaissance, je leur ai dit que j’avais vingt trois ans, que je vivais à Toulon, eux étaient visiblement des lyonnais de vingt six ans. Ils m’ont parlé d’une fête de musique techno totalement illégale, avec un numéro de téléphone pour les localiser une fois sur place. Emballée, j’y suis allée avec mon chien et quelques amis à moi. Nous nous sommes installés près d’un camion dans le champs ou était organisé la fête, et soudain, des petits voyous complètement saouls nous ont pris à parti pour nous vendre du méthylènedioxyméthamphétamine, des acides lysérigique diéthylamide ainsi que de la cocaïne , et des petits morceaux de résine de cannabis beaucoup trop cher pour leur taille. Ils avaient l’air d’être sans domicile fixe et de bénéficier d’une allocation d’adulte handicapé, nous les avons remercié poliment. Nous avons donc bu quelques verres d’alcool jusqu’à la fin de la soirée, c’était très agréable. Puis nous sommes rentrés à la maison très fatigué.
dessins du soir bonsoir, dessins de la nuit, euh ?
Voilà une petite histoire qui va de paire avec la petite chronique "Norvège/Jalawas".
Et puis là, donc, on reprend tous ensembles, "Merci Chaaarly".
27 août 2007
Norvège/Jalawas
Etre engagé, aujourd'hui, c'est à la mode. Et c'est aussi à la mode de ne pas être à la mode.
Alors dois-je conclure que pour être 'underground' je dois suivre la mode ?...Dans tous les cas, je refuse de dire de que je suis engagée, bien qu'avec toute la meilleure volonté du monde, on est toujours engagé dans quelque chose (quand on préfère les frites McDo à celles de Quick, on est déjà engagé. Sur la mauvaise voie, mais engagé quand même.). C'est trop facile de s'insurger contre la décapitation des moutons encore vivants, contre les OGM, contre la pauvreté..Il faudrait être sacrément con pour défendre ce genre de cause, à moins peut etre d'en être l'investisseur.
Cet après midi, en faisant bien attention de n'avoir d'avis tranché sur rien, j'ai regardé la télévision. Deux reportages à la suite, sur la Norvège et les Jalawas. Je ne peux pas m'empecher de vous raconter vite fait. La Norvège (du vikking 'Norvegre', le chemin du froid -ils étaient perspicaces, ces vikkings) est le troisième exportateur mondial de pétrole, et est passé du pays le plus pauvre de l'Europe en 1930 à un des plus riche dès 1970. Au point de vue économique, le chomage n'existe quasiment pas, et le pays n'aura aucun problème pour les retraites à venir, puisqu'ils placent les bénéfices de l'argent du pétrole dans des actions boursières. Ecologiques, biensur. LVMH, par exemple.(...). Les Jalawas, eux sont une tribu d'indigènes qui vivent sur une ile au large de l'Inde si j'ai bien compris, et sont une tribu d'une trentaine de personnes, chasseurs-cueilleurs. Ils considèrent les enfants comme des rois, accrochent les crânes des cochons sauvages tués pour permettre à leurs esprits de s'enfuir (?) et vivent tout nu. Alors LVMH, ça leur passe bien au dessus. Le drame approche quand les deux journalistes qui s'étaient invités chez eux ont commencé à leur refiler des microbes qu'ils ne connaissaient pas. Et que L'Inde leur demandait de quitter ce mode de vie 'primaire'. Ils prévoyaient de les mettre dans une réserve. Un peu comme les foetus tordus dans le formol. L'humain a parfois des idées saugrenues. Bref, les Jawalas, tranquilles dans leur fôret, auront bientôt disparus.
Et maintenant, toujours sans avis, hein, on est d'accord, je me pose la question de la mondialisation. Sans la vidéo et les journalistes, sans les agences de voyages Fram, je n'aurai jamais su qu'ils existaient, ces gentils Jalawas. Et ils n'auraient pas attrappé de maladies etc. Enfin, je vais pas dévellopper le sujet sur six pages, vous avez compris l'idée.
Un des effets de la mondialisation nous offre à voir des cultures qui nous enrichissent, en les appauvrissant. Et moi, je suis là devant mon écran, à raconter des conneries et faire des petits dessins rigolos.
Je me sens désuète.











