13 mai 2008
Du bonheur pour tous ?
Pour ceux qui ratent tout Par celle qui rate tout. L’humain est un mammifère formidable. Son optimisme forcené depuis des millénaires avec le recul ferait presque penser à une stupidité bien réelle. Avant, et encore aujourd’hui dans quelques pays, la notion de ‘Dieu’ prévalait sur toutes les autres. Puis celle de ‘bonheur’ est arrivée, et s’est rapidement dissociée de celle d’une quelconque foi. Peu importe le prix à payer, en vies ou en monnaies, le bonheur, l’épanouissement personnel, est devenu la quête principale de tout un hémisphère. Certaines choses amènent directement au bonheur le plus absolu : le iPhone, une grosse voiture neuve, ou encore faire un enfant. Il est vrai que toutes les rangements cachés du Cayenne, les touches tactiles du teléphone ou encore la conception d’un enfant sont des activités indéniablement jouissives. Malheureusement, un enfant n’est pas un véritable choix ; il est la simple conséquence d’un atavisme incontrolable, d’un instinct de reproduction primaire, comparable à la frénésique production sexuelle des souris ou des porcs. Comme la majorité de la population, je ne rêve que vider mon salaire d’esclave du tertiaire en couches conforts et d’admirer les pleurs nocturnes apocalyptiques de mon rejeton. Je suis à l’age ou les soirées entre amis délaissent petit à petit les rhums flambés et les vodkas frappées pour lancer des discussions sur le mariage (ou non), les enfants (ou non), et l’avenir de manière plus générale. Mais une fois le sujet abordé, il y a toujours quelqu’un pour rouvrir une bouteille, et rouler un joint. Voire deux. Et lorsque le pétard est fini et le rouge vidé, c’est le space cake, les champignons hallucinogènes, les bangs ou le LSD qui terminent sur nos langues. Une défonce accessible à tous à moindre frais qui semble témoigner du léger malaise existentiel des 18-30 ans, comme les traces d’une crise d’adolescente persistante. A croire que la plupart d’entre nous serait terrifié par un avenir professionnel inexistant, un futur sentimental chaotique entre gardes altérnées et pensions mal versées, une vie d’adulte vascillante entre loyers inaccessibles, rêves intouchables et maladies sexuellement mortelles. Le bonheur régulièrement promis à tous (1789, 1900, 1968, 2007 puisqu’ « ensemble, tout est possible ») prend soudain des airs de comptine fantômatique, à l’heure ou se profile une famine quasi-mondiale et une crise économique inévitable. Il est sûr que faire des enfants reste le meilleur moyen de se faire plaisir, mais l’optique de les imaginer se défoncer autant que nous pour éviter de pleurer sur un monde en friche et un indivudualisme creux, sur des parents incapables de s’aimer plus que deux ans de suite me donne seulement envie de placer l’argent de mon livret A chez Durex et Trinordiol. Parce qu’ensemble, tout est possible, surtout le pire.
12 mai 2008
Poupées Perdues
Voilà un petit projet sonore vite fait, qui sera diffusé sur Radio G, une radio alténative & associative du Maine et Loire, toute cette semaine du...
...Lundi 12 au Vendredi 16 Mai, de 18 à 19h, sauf mardi de 17 à 18h.
D'autres projets d'étudiants des Beaux Arts seront diffusés, et s'ils m'en donnent l'autorisation, je vous en transmttrai quelques uns !
A l'origine, cette "poésie sonore" s'appelait 'poupées perdues' et essayait d'être la forme sonore de mes dessins ; le grain de la voix remplace celui du papier et le rythme le trait du crayon.
Bonne écoute !




















