23 décembre 2008
JOYEUSES FETES !
Un petit post pour vous souhaiter à tous de très bonnes fêtes, avec les sacs à tapin, les bûches hypercaloriques, las saumons d'élevages sous prozac et les familles qui rigolent parce qu'elles ont du sang dans l'alcool !
Pour ma part, je me suis déboitée l'épaule (un rêve de douceur comme vous pouvez imaginer), j'ai enchaîné sur mon déménagement et là, à l'instant, me voici de retour sur Toulon. Retrouvailles et levers de coudes en persepective...donc très bonnes fêtes et au prochain dessin ! ;)
14 décembre 2008
Voici quelques dessins completement "numériques" ! Pour moi c'est un peu nouveau alors je vous présente les essais au fur et à mesure qu'ils arrivent. Mais rien ne remplacera le contact du papier et de l'encre, disons-le !
05 décembre 2008
La folie qui nous traine...
03 décembre 2008
Des images et des mots de minuit pour les insomniaques sentimentaux
Voilà les illustrations proposées à Julien Le Meur pour ses poèmes, dont voilà un extrait :
Geôles.
Le rire renfrogné par les désillusions
mon coeur est meurtri, sans passion.
Dans la caverne du désordre
Funambule taciturne
Si j'y entends ma voix
Je n'y entends plus la tienne.
Mes rideaux sont deux nattes
Découpées au scalpel
Ma fenêtre, une meurtrière
Qui me protège de leur Rue
Cette rue sale en croisade.
Poésie de l’œsophage
Les spires,
Les aléas,
Les brimades,
Les roucoulades
Les voyages,
Les espoirs,
Les vicissitudes
Et autres pléiades
Les denrées rares,
La famine,
Le désespoir,
Les latrines
Les certitudes,
Affreusement dangereuses,
La fierté des gueuses.
Ma joie
Deux meurent...
Dents de scie
Sismographe
Des demeures
Ou l'on ne dort pas la nuit
Et les insomnies
Caracolent
Et racolent
Le cauchemar très vif
Me prend et s'empare
Du sommeil chétif
Brimé par le salut
Se change en rêve éveillé
Et ce pesant vécu.
Extrait d'ambiance
Comme promis, voilà un extrait d''Impasses', de Camille Pouyet !
"Avertissement légèrement emphatique.
Les textes qui vont suivre, morcelés et puants comme un renvoi de bile sont issus des égouts de mon esprit. Ce que je vous inflige, c’est une prose nauséabonde, des fantasmes douloureux -charriés comme du sang corrompu dans les insanes canalisations de ces lignes- que je dévide sur la page comme autant de viscères putrides. L’idée fut –initialement- de matérialiser la fange qui fermente en moi pour lui donner un coup d’oxygène et éviter l’asphyxie de ses gaz délétères. Mais il s’agit aussi d’un plaisir malsain, sans doute un peu masochiste, de regarder en face ma propre merde. La matière fécale qui est l’écume noire de mes désirs inassouvis, de frustrations quotidiennes, de débris du passé et de tout ce qui n’a pu vivre à temps dehors, à l’air libre, et croître sainement dans une lumière sans entraves.
A travers ces textes je me regarde en face et je suis laid. Puissiez-vous reconnaître en eux votre propre laideur, même de loin, avec un peu de cette méfiance mesurée qui est un acquiescement tacite et cette confrontation pénible n’aura pas été vaine.
Mais sachez ne pas revenir sur un mot, sur un lambeau de phrase qui vous aura mordu comme un cancer, détournez les yeux et finissez cette lecture au plus vite. Qu’on me lise une fois et qu’on jette mon texte aux ordures. Il ne mérite pas d’autres égards.
Il y a à boire et à manger, c’est un triste buffet. On vous sert des petits fours avariés, les fauteuils sont crevés. Il fait froid, on n’entend que des propos désagréables. On voudrait partir, mais on avait promis. Il y a un type qui vous tient la jambe et c’est l’horreur, il vous parle de peinture et vous ne voyez que de mauvais rejets de couleurs mal agencés ; l’ensemble vous évoque une décharge, un dépotoir. On s’est bien moqué de vous.
Vous êtes chez moi. La déco est pourrie, la bouffe laisse à désirer. Une soirée ratée."













